vendredi 18 août 2017

Ego-Journal 75 : INFLUENCE SUR LE COMPORTEMENT DE L'ÊTRE HUMAIN (discussion engagée par Mohamed Lachmi)

Discussion entamée par Mohamed Lachmi sur Poésie & Littérature ici
https://plus.google.com/u/0/107353796043051674552/posts/gYc8QwmcXjj
Mohamed Lachmi 
JE VOUDRAIS SAVOIR, SELON VOUS QUI A LE PLUS D'INFLUENCE SUR LE COMPORTEMENT DE L'ÊTRE HUMAIN :       
1--- LE CERVEAU 
2---LE COEUR 
3---L'ÂME 
4 - L'ESPRIT. 
La plus plausible est dans les sentences de grandes et sages personnes telles que le Dalaï-lama, Conficius ou encore le prophète Mohamed,(pssl).



Juste moi c'est tout
Si je peux me permettre, Il y a certains qui vont laisser parler le coeur, d'autres préfèrent faire marcher leur cerveaux. Quant  à l'esprit et l'âme ne peuvent être source d'influence. Il y a ceux qui utilisent le cerveau gauche et ceux qui utilisent le cerveau droit. si une personne utilise le cerveau droit qui est lié à l'émotion autrement dit le coeur aussi là on peut dire que la personne a l'esprit ouvert.  Le cerveau gauche c'est l'intellect. Pour revenir à la question initiale, on ne peut pas fixer une conclusion  pour dire lequel du coeur ou du cerveau qui influence le plus le comportement humain puisque c'est propre à chacun. On pourrait en revanche faire une distinction entre une personne qui utilise plus souvent son cerveau gauche que son cerveau droit. De toute manière le cerveau droit fonctionne plus avec le coeur et c'est là que se trouve toute la différence. Merci pour avoir posé une question qui pousse à la réflexion. J'aimerai juste ajouter un point important, imaginez juste un instant ce dont il est capable celui qui utilise son cerveau gauche et cerveau droit à la fois. C'est là que la question se pose. De quoi serait il capable ?  


Question passionnante mais dont une réponse est difficile et évidemment différente pour chacun.

Ce qui suit n'est bien sûr que mon avis !

Pour beaucoup, le coeur, au sens de l'égo et non de la beauté des sentiments, dirige l'ensemble.  Combien de fois avez-vous vu quelqu'un sur-réagir à des propos ou une situation, pour des raisons d'égo et non de rationalité, d'amour, d'égalité ou d'universalité. Agir ainsi n'est pas sain, même si sur l'instant il peut se comprendre. Car l'égo est "égoïste" et tourné sur soi-même par définition.

Pour d'autres, la raison va diriger leur vie, mais entrainant aussi des déviations négatives : c'est ce qui conduit par exemple à considérer d'autres êtres humains ou la nature comme de simples statistiques, et non pour des êtres vivants, un écosystème interpénétré.

Le cerveau n'est qu'un réceptacle, il ne peut être le moteur. Il peut tout contenir à la fois (encore qu'il ne faudrait pas oublier notre second cerveau, celui situé dans le ventre).

L'esprit et l'âme : difficile de les départager... Tout dépend du sens que l'on leur donne. Si l'esprit est cartésien, il rejoins la raison. Si l'esprit est la conscience, la notion du bien et du mal, alors il est sain et nous guide dans nos actes et nos paroles. Mais il ne peut se suffire à lui-même.

L'âme, ou la flamme intérieure ou tout autre nom que vous lui donnerez selon vos croyances ou absences de croyances, est plus profonde. Elle n'est pas en surface, contrairement à l'esprit (au sens conscience). Ce n'est pas non plus le subconscient (plus proche de l'égo). C'est ce qui fait que nous sommes un et uni avec les autres. C'est ce qui nous rapproche alors que nous sommes tous différents.

Dans le Zen, l'objectif n'est de rejeter aucune parcelle de notre être :
- le corps (absent de votre liste, et pourtant, lui aussi a ses propres besoins et ses propres exigences auxquelles il nous faut répondre) : ce corps change tout le temps, il peut être malade par les autres composants, ou par ingestion de mauvais aliments. Il est impermanent, la preuve ultime en est la mort, la fin de notre chemin inévitable mais dont nous ne devons pas nous inquiéter.


  • la raison : elle nous permet de réfléchir mais peut aussi nous conduire à des résultats désastreux sur le pan humain (manipulation, mensonge, calculs d'intérêts), mais peut aussi nous servir à résoudre des problèmes ; cependant il a été prouvé que la raison ne peut faire de choix si nous sommes privés des émotions. L'émotion est un facteur de décision dans notre raisonnement. Le raisonnement est passager, il ne fait que passer et s'attarder sur une idée, une pensée trop longtemps empêche de vivre et exister. Il faut l'observer et l'utiliser à bon escient. Il faut aussi faire attention que la raison s'appuie sur nos sens pour analyser une situation, en plus de nos connaissance, et que par définition, nos sens sont imparfaits et ne forment qu'une représentation faussée et impermanente de ce que l'on pourrait appeler la réalité.
  • les émotions : elles nous submergent parfois et nous empêchent de voir la réalité du monde (ce que la raison ne voit qu'au travers de calculs et de nos sens) ; elles sont utiles et il ne faut pas les nier. Nous sommes des êtres sensibles et douées d'émotions. C'est ce qui nous permet d'imaginer, de créer, de changer le monde. Mais être soumis à ses émotions est un risque car nous ne pourrons pas alors savoir si nous sommes dans le "bon" chemin, car les émotions sont souvent égoïstes, en résumé, l'égo est impermanent lui aussi. Il change tout le temps.
  • la conscience : elle nous guide sur nos choix, nos actes et paroles. Elle est à mi-chemin de la raison et des émotions. Celle-ci peut être modifiée, altérée (maladies psychiatriques) mais aussi manipulée (média, fausses informations, éducations), parfois en bien, parfois en mal. Elle devrait nous guider la plus part du temps, mais il faut pour cela aller plus loin, car la conscience est elle aussi impermanente et peut être déviée de sa voie. Faut-il par exemple dire la vérité en toutes circonstances, faut-il tenter de sauver tout le monde, faut-il faire un choix entre la peste et le choléra ?
  • Que reste-t-il de tous ces éléments impermanents ? Notre moi profond, que l'on peut appeler l'âme par exemple, mais d'autres noms peut lui être donné : la flamme intérieure, la voix de dieu (si l'on est croyant), l'infini cosmos, ... Si l'on met de côté les aspects mystiques ou religieux, je dirais simplement qu'il s'agit de notre moi profond, celui qui ne répond pas aux ordres physiques (le corps), mentaux (la raison), sentimentaux (les émotions, le coeur), codes et règles (conscience). C'est nous. Une fois trouvé qui nous sommes, cette petite flamme pure, elle est permanente, quelque soit notre état. Pour certains, selon les religions, elle ira au paradis ou renaîtra dans un autre corps selon un cycle. Pour d'autres, elle est dans notre enveloppe corporelle/raison/sentiments/codes, et nous porte en tout moment. Elle, et elle seule, est permanente. C'est elle notre centre de gravité, celle qui nous permet de nous connecter avec l'univers et tous les êtres vivants autour de nous.


En Zen, l'objectif est de se détacher des autres éléments temporels, impermanents, sans les nier, en les acceptant, en les observant, et en retrouvant cette profondeur d'âme, celle qui associera cet ensemble complexe qui nous compose en un tout, vrai, vivant, ici et maintenant. Hier est passé, demain n'est pas encore. Et qui nous prévient d'agir par égoïsme ou par sentiment de supériorité/infériorité : sans but ni profit.
Une fois atteint cet état, on appelle cela le satori (l'illumination) qui n'est pas un état "divin" mais un état de bonheur pour soi et surtout pour les autres, car nous ne sommes plus tournés vers nous même.

Et c'est là que je terminerais : la plupart des gens, quelque soit leur moteur, sont tournés vers eux-mêmes (appâts du gains, désirs, besoin de reconnaissance, tristesse, ...). Se trouver, c'est trouver les autres et les aimer pour ce qu'ils sont.

Je me permets de citer ici quelques messages de Mohamed Lachmi, espérant qu'il ne m'en voudra pas. Je trouve ses explications complémentaires ou d'une approche qui m'a conduit à ré-exprimer mon analyse première :

Mohamed Lachmi 
Je ne prétend pas détenir la réponse universelle, de ce sujet qui a toujours occupé les grands "esprits" de l'humanité,et chacun voit la "chose " par rapport à sa position angulaire (sociale, théologique, philosophique ou cartésienne ).C'est aussi un sujet qui peut heurter les convictions des uns ou les endoctrinement des autres.
Vous avez ajouté certains noms ,dont là significations varie d'un individu à l'autre (exemple :zen pour vous équivaut à sérénité pour moi).
Pour ne pas être long,  je vous apporte mes propres réponses. Elles ne concernent que ma propre conviction, et je ne fais l'apologie d'aucune doctrine.
L'AME:
"Et ils t 'interrogent au sujet de l'AME. Dis:l'AME relève de l'Ordre de mon Seigneur .Et on en vous a donné que peu de connaissance."
Sourate El Israë (le voyage nocturne ) Verset 85.
Donc, Le peu de connaissances que nous savons sur l'âme, peuvent être utopiques. Bien sûr chacun a sa propre idée. Et ceci n'est que mon avis personnel, je le répète. D'autres peuvent lui donner un autre nom. (raison, conscience, besoin, Ça,etc..) Pour moi, c'est dubitatif,et n'intervient que peu dans le  comportement humain, c'est à dire qu'elle en a peu d'influence.
Pour les trois autres j'y reviendrai prochainement avec votre permission, le temps de laisser s'exprimer les autres amis du groupe.  
L'ESPRIT
Beaucoup assimilent l'âme à l'esprit. Même les traducteurs du coran le font. Pour les musulmans l'esprit se manifeste sous trois formes :
--- La première est l'esprit qui blâme.
"Non !..Je jure par le Jour de la Résurrection !(1).Mais non!.Je jure par l'esprit (âme)qui ne cesse de se blâmer (2) Sourate La Résurrection.
Ici, c'est l'esprit qui pousse l'être humain à faire le mal ou tout ce qui est en rapport avec le mal, ensuite,c'est le regret. Cet esprit torture son propriétaire pour ses actes blâmables. Le sujet promet alors de ne plus revenir à ces actes. Mais après quelques temps, il y revient au mal. C'est le cas de tous ceux qui ne peuvent maîtriser leurs actes immoraux.
--- La deuxième forme est l'esprit du mal. Associé à l'esprit malin.pour lui pas de remords, il existe pour nuire à autrui et pour ses jouissances personnelles.
"Je ne m'innocente cependant pas, car l'âme (l'esprit)est très incitatives au mal, à moins que mon Seigneur, par miséricorde (ne la préserve du péché )Mon Seigneur est certes, Pardonneur et très Miséricordieux ".
Sourate Joseph (53)
La troisième forme de l'esprit est celle de l'esprit APAISÉ (ou encore âme apaisée ).C'est celui qui ne fait que le bien, qui vie pour le bien de l'humanité.C'est en quelques sortes un philanthrope. C'est le cas des prophètes JÉSUS, MAHOMET, MOISE, et autres (Mère Thérèsa, Papes, Religieux monothéistes, etc... ) Et Ils sont prêts à se sacrifier pour le bien de leurs semblables.
L'esprit est-il le plus influent pour le compliment de l'être humain ?
Je vous laisse à vos commentaires. 

Nous nous rejoignons, par une sémantique proche, même si les mots diffèrent un peu.

Tout comme vous, je précise : ceci n'est que mon opinion, elle n'est pas unique et je ne veux pas imposer mes vues. Je suis bien trop respectueux du libre arbitre. Mais cette conversation est passionnante. Aussi, je complète mon précédent message, espérant compléter un peu le vôtre, si vous le permettez...


Comme vous l'avez dit, l'esprit apaisé ressemble à ce moi profond, permanent, au contraire de l'impermanence de nos émotions, de notre raison, de notre corps. Dans le Zen, ces trois sont appelés des "phénomènes", par nature temporels. Ils ne font que passer. Mais ils sont nous aussi. Nous ne pouvons les nier, car il constitue notre entité complète, notre vie ici et maintenant.

L'esprit apaisé, comme vous le nommez, est permanent. Il peut comporter pour certains les règles de vie, les codes sociaux, les notions du bien et du mal. Comme vous semblez l'indiquer, pour vous aussi, celui-ci ne comprend pas ces notions. Ces notions sont plus un mélange de nos sentiments, de notre raison et de notre éducation qui les associe.
Tandis que l'esprit apaisé est cette flamme en nous, la flamme de la vie, qui ne s'arrête pas à nous même, bien au contraire, qui s'ouvre aux autres. Comme vous le dites si bien, de nombreuses personnes ont approchés cet état et cette compréhension (les prophètes, des religieux ou des hommes hors du commun comme Gandhi ou Mandella). Dans le Zen, on les appelle aussi les bouddha (car il y en a eu plusieurs, y compris des femmes). Et le Zen, héritage du Bouddhisme mais dans une forme plus épurée (en tout cas pour moi), reconnaît dans bon nombre de ces personnes ce caractère d'illumination, de "satori".

Selon le Zen, hors notion de religion (car le Zen est à la fois une religion pour certains, et une philosophie avec une pratique, la méditation), il n'est pas question de divinité chez ces humains, mais d'un esprit pur et apaisé, ouvert aux autres et généreux. En ce sens, il est normal qu'ils soient souvent considérés comme des prophètes, voire plus. Pour moi, hors croyance religieuse, je suis convaincu, que ce furent des humains de grandes valeurs.

De nos jours, nous sommes en permanence attirés par deux conducteurs opposés :

- la raison : qui nous pousse à déshumaniser nos relations, à parfois trop objectiver le monde qui nous entoure, sans comprendre les éléments dont la compréhension n'est pas à notre portée, par manque de temps et de réflexion (ou encore nommable méditation). Elle est hyper active, et nous enjoins à faire abstraction de la vie, pour des nombres qui n'ont d'existence que dans notre esprit.

- les émotions : qui nous poussent au contraire à ne pas réfléchir mais à assouvir notre égo, nos désirs, telle que la société de consommation nous y pousse, conduisant à l'individualisme.

La fusion des deux nous poussent à être en tension permanente, contradictoire parfois. Elle pousse certains à "marcher" sur les autres humains pour assouvir ses désirs de pouvoir, de gains, de plaisirs.

Les notions de bien et de mal nous sont inculqués, selon les différentes sociétés et environnements culturels, pour assurer une limitation à nos pulsions contraires, raisonnées ou émotionnelles.

Quand nous arrivons à rejoindre notre moi profond, notre esprit apaisé, nous pouvons alors trouver le sens profond de la vie et donc vivre en harmonie selon des principes élémentaires et universels.
Bien sûr, ils peuvent se traduire à nouveau selon les cultures et les situations de manières différentes.

Mais selon moi, c'est cette richesse humaine qui fait de nous des êtres de valeurs, nous tous ! Même ceux qui ne font pas le chemin. Ces personnes hors du commun nous poussent à réfléchir sur nous-même, sur notre société, sur nos rapports humains. Et en cela, ils nous font progresser, même si nous n'atteignons pas leur niveau d'apaisement...

Mohamed Lachmi
LE CERVEAU
Voyons maintenant quel est son  rôle. Vous avez tous presqu'unanimement, souligné son rôle moteur dans tout comportement. Les scientifiques savent que c'est le centre de tout mouvement du corps humain. Est-ce donc lui " l'heureux élu " de notre débat ?Oh que  non !.
Les organes internes semblent échapper à son contrôle. Il ne peut pas ordonner à l'un d'eux de s'arrêter, ou de reprendre son activité après un premier temps d'arrêt. Nous avions étudiés à l'école l'arc réflexe, un mouvement réalisé  indépendamment du cerveau. Il y a aussi les réflexes conditionnés, (Voir Pavlov et ses expériences ).On peut également noter le pouvoir de suggestions exercées par un autre sur un sujet "réceptif ".
La morale, la crainte, Le doute peuvent également être un facteur empêchant le cerveau de commander à sa guise.
Par contre, ils reçoit des ordres, physiologiques ou psychiques, pour la survie de tout le corps humain .(faim, soif, besoin, envie etc... )
Maintenant qu'est-ce qu'on entend par cerveau ?Est-ce cet amas visqueux de neurones, objet palpable et  inerte, ou un phénomène extraordinaire indiscernable?
On l'assimile généralement à la raison et à  l'intelligence .Même le coran s'y réfère ainsi en ajoutant le mot coeur "Ils ont des coeurs, mais ne comprennent pas. "Sourate Al A'raf (179).
Pourquoi cette relation cerveau-coeur ?
Nous y reviendrons incha Allah. 

Selon moi, le cerveau est un organe en tant que tel, comme les reins, les poumons... Certes il est complexe et se décompose en de multiples ensembles (cerveau primitif qui commande les organes internes, ou par extension la moelle épinière et les systèmes réflexes, le bulbe rachidien pour les fonctions motrices, thalamus et hypothalamus pour les glandes hormonales et le contrôle de la faim, de la soif, ..., le cerveau frontal pour la raison, cerveau reptilien pour l'instinct de survie, je ne sais plus son nom mais le cerveau en charge des émotions, ...). Il est un énorme ensemble de souvenirs, d'apprentissages de toutes sortes, composant notre mémoire innée (instincts) et notre mémoire acquise (apprentissage). Par ses différentes relations entre ses composants, il permet de passer de la raison à l'émotion, à l'instinct, au contrôle physiologique.

Pour les yogi, les bouddhistes, et quelques autres pratiques types les arts martiaux internes (entendez par là les arts de la non violence, car la notion d'art martial est improprement traduite en Français), tendent à expliquer comment contrôler son corps via sa pensée, à contrôler ses émotions, et pour finir sa pensée même...

Est-ce que l'âme/l'esprit apaisé s'y trouve ? Je ne pense pas. Cet organe nous permet par ses échanges électriques et chimiques de penser, ressentir, s'émouvoir, vivre, survivre, mais il n'explique pas ce besoin chez l'être humain de se dépasser, d'aller au delà de lui-même, tourner vers les autres (humains ou autres formes de vie).

Le cerveau joue un rôle, c'est certain, ne serait-ce que parce que toutes les philosophies millénaires et les religions font appel à lui pour atteindre un état de conscience profond, l'esprit apaisé. Mais peut-on dire qu'il en est le réceptacle quand celui-ci même est dérouté de ses fonctions premières lors de ces pratiques ?
Sans parler des croyances de l'au-delà ou de la réincarnation, qui est une affaire personnelle et de choix de croire ou ne pas croire, l'esprit apaisé, pour reprendre votre mot, va au-delà de ce simple amas de matières grises et blanches.

Nous sommes aussi un ensemble électrochimique et magnétique. Nous ne connaissons pas encore selon moi l'ensemble de nos capacités. Einstein disait qu'un être humain n'utilise que 10% de ses capacités cérébrales...
Sommes nous réduits à un cet ensemble physique (chimie, électricité, magnétisme) ou sommes nous plus que cela ?

Et in fine, qui conduit réellement nos actions, nos paroles ? Majoritairement, pour la plupart des gens, et selon les circonstances aussi, notre cerveau et ses différents composants (logique, instinct de survie, égo et émotions...). Mais si nous n'étions que cela, pourquoi ferions nous des arts ? Pourquoi chercherions nous à comprendre le sens de la vie, et voire donner un sens à après la mort pour certains...

Je pense, personnellement, très personnellement, que toutes les religions (ou un grand nombre) se sont appuyés sur des hommes/femmes qui ont atteint un niveau de conscience, d'esprit apaisé, élevé et qui ont frappé leur contemporain de leur sagesse, voire de leur capacité (guérison, prédiction, ...). Ensuite, les religions se forment mais malheureusement il est possible souvent que le goût du pouvoir reprenne le dessus sur ses successeurs, et ce, je le pense, quelque soit la religion (je pense en particulier bien sûr aux 3 religions monothéistes, mais cela peut sans doute s'étendre aux autres). Et le message est souvent dévié de son sens originel. Ainsi, pour parler du christianisme, ne connaissant pas la Coran, je peux penser que l'église quelques siècles plus tard après Jésus a transformé ses mots, sa voix, pour des raisons de pouvoir et de contrôle sur le peuple (en particulier le pouvoir du Pape). C'est pourquoi je ne me place jamais sous une religion en particulier. Je suis agnostique mais pas athée. Je refuse de suivre un écrit en particulier, mais je lis par contre tout ce que je peux pour essayer de comprendre le message originel, et ce quelque soit la religion.
Dans ce sens, ce que vous écrivez m'intéresse beaucoup (et devrait être plus souvent porté à la connaissance de mes concitoyens pour éviter amalgame et méprise).


Liliane VUONG
Les 5 sens du corps humain sont l'ouïe, le goût, le toucher, l'odorat et la vue. La science a rajouté un 6ème sens qui est le cœur.
L’ouïe (les oreilles) permet d'entendre les bonnes ou mauvaises paroles,
le goût (la langue) permet de goûter les bonnes choses de la vie,
le toucher (la peau) permet le contact avec l'environnement,
l’odorat (le nez) permet de sentir de bonnes odeurs,
la vue (l'œil/les yeux) permet de jeter un regard sur l'environnement plus ou moins loin et,
le cœur est un organe essentiel de l'être humain, il assure le bon fonctionnement du corps humain, il permet d'avoir des sentiments d'amour, de compassion...
L'esprit est une pensée, une perception, un jugement ou une intuition...
L'âme est quelque chose d'abstrait, elle est souvent lié à l'esprit.
Le cerveau est un organe central du système nerveux, il capte les informations et le cœur les diffuse, c'est un organe décideur.
Je pense que c'est le Cœur qui a le plus d'influence sur le comportement de l'être humain.


Mohamed Lachmi
LE COEUR
Je me permets de poursuivre ce sujet, et de commencer par  un "hadith "du prophète Mohamed (pssl). ""Dans le corps humain, se trouve une adhérence. Si elle est saine, tout le corps est sain. Si elle est gâtée, tout le corps est malade.C'est le coeur ""
Du point de vue  physiologique, tout le monde connaît l'importance du coeur en tant qu'organe dans de l'appareil circulatoire,et son influence sur la santé de l'homme. Donc c'est lui qui s'occupe en pompant le sang à ravitailler tous les organes et cellules du corps. Son rôle est donc salutaire.
Passons maintenant au domaine métaphysique. On sait que toute sensation, toute émotion influe directement sur le coeur. On pose souvent la main sur le coeur. Les scientifiques diraient c'est le résultat des palpitations dûes à l'adrénaline sécrétée par les glandes surrénales.
À la suite d'un choc émotionnel, un coeur sain (sportif ),supportera facilement cet événement,au contraire du coeur malade qui pourrait conduire à de graves conséquences.
Quand on aime quelqu'un dès la première vue,nonobstant son charme ou sa beauté, ce n'est pas le cerveau qui intervient puisqu'il n'a aucune donnée sur cette personne, mais c'est bien le coeur. Quand on parle d'intuition, c'est toujours le coeur. Avoir du coeur,oser, défendre un faible c'est le coeur qui" parle"
Le cerveau et le coeur peuvent participer ensembles à un événement, mais c'est encore le coeur qui suggère au cerveau de prendre tel ou tel acte. Exemples ,sur une table de jeu, faire le premier pas, choisir un itinéraire....
---Je le savais  ! mon coeur ne me trompe jamais ! dirait quelqu'un qui réussit son entreprise.
Voilà ! Je ne sais pas si j'ai été convaincant, mais pour moi, tout comportement de l'être humain est sous contrôle du coeur. Ses battements, palpitations influent sur la nature de ce comportement.
Veuillez me pardonner, si j'ai été long ou si j'ai apporté des éléments qui peuvent paraître inappropriés, mais c'est avec mes convictions personnelles que j'ai  abordé ce sujet.
Bonne soirée à tout le monde. 
Le coeur, au sens émotionnel et non physiologique, est un élément important dans toutes les cultures et religions, à n'en pas douter. "Avoir bon coeur", "Avoir du coeur", "le coeur pur", ... sont des expressions que l'on retrouve un peu dans toutes les langues.

Mais je pense que l'on confond deux éléments différents en parlant du coeur :
1) les émotions : celles-ci peuvent être positives ou négatives, tels (non exclusif) l'amour, l'amitié, l'empathie d'un côté, la haine, la colère, le racisme, l'égoïsme, ...
Ces émotions bien trop souvent nous gouvernent, en agissant sur notre cerveau et sur notre raison, déstabilisant notre équilibre. Parfois pour le bien, parfois pour le mal (ces notions viennent dans le point 2). Les émotions sont passagères, elles ne durent pas. Elles sont vécues à un instant, voire même on ne les ressent qu'une fois qu'elles sont passées (par exemple, la notion de bonheur ne se comprend parfois qu'une fois qu'il est parti).

2) la conscience, les notions de bien et de mal, ce qu'on peut appeler le soi profond, l'âme, l'esprit apaisé, qui lui est permanent, n'est pas soumis aux émotions (le coeur au sens souffrances ou joies) ni à la raison (le cerveau au sens classique du calcul, de la logique, de la compréhension du monde physique ou sociologique qui nous entoure). Sur la durée, c'est lui qui nous gouverne et non le coeur (sentiments).

Pour autant, pour être réellement "apaisé", il ne faut selon moi renier aucune de nos parties. Notre corps, notre raison, notre coeur (sentiments), notre conscience forment un tout, en perpétuel mouvement. Notre environnement nous pousse trop souvent à accélérer, ne pas prendre "son" temps, ne plus vivre ici et maintenant, cherchant à "gagner", "vaincre", "posséder". Mais tout ceci n'est qu'illusion, phénomènes temporels, et n'assurent pas une stabilité, une conscience de nos actes et de nos paroles.
"Prendre son temps", "sans but ni profit", tourner sa vision non sur son nombril mais vers les autres, sans imposer mais en proposant, en aidant si possible, considérer chaque être vivant pour une entité unique et donc particulière et estimable, oublier les vanités : bref, vivre en harmonie...
On peut parler du coeur d'une certaine façon, mais dans la seconde définition que je vous propose. La première elle ne conduit pas à s'améliorer, à écouter l'autre. Même l'amour peut, s'il est mal guidé, devenir une plaie (la jalousie, aimer non pas l'autre mais la représentation qu'on se fait de cet autre, ...).
Marianne Leitao Ecrivain & médium 
Notre être entier est influencé d'abord par le "Coeur" c'est certain, toutes nos actions, nos décisions en dépendent en grande partie, et ce depuis que nous sommes nés.
Le Coeur qui se traduit pour moi par l'Amour que l'on soit en recherche  ou que l'on veuille en donner, au final c'est la même chose.
Enfants nous recherchons l'Amour auprès de nos parents, être aimé.
Puis à l'école, auprès des uns et des autres
Plus tard ado et adultes...
Toute notre vie en somme.
Bien que le "Coeur" puisse se modifier par "nos pensées" où ce que nous en faisons et aller dans le sens contraire...
Certaines personnes ayant trop souffert, ferment leur Coeur ! et cela arrive très fréquemment !!!
Elles sont dans l'impossibilité même de donner de l'Amour trop blessées dans leur Amour propre ou même d'en recevoir, car elles n'y croient plus.
Les pensées sont façonnées par de multiples autres critères, tant par le Coeur, la vie que nous menons etc... et surtout par la réflexion !!!
C'est complexe tout cela,
Pour finalement me dire que ce sont "les pensées" qui dirigent ou influencent chaque moment de notre vie, nos actions, et surtout car elles ne s'arrêtent ou ne cessent jamais !

Je remercie encore Mohamed Lachmi, Juste moi c'est tout, Liliane VUONG et Marianne Leitao pour ce magnifique échange !

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