jeudi 31 août 2017

Une bougie dans le vent

Une facilitée pour écrire mes maux
Mes rêves, ma folie d'une vie à l'épée
Mon monde intérieur gris fonce, gris clair, blessé
Enchainement de sons, d'images et de mots

Tant de difficultés dans le monde irréel
Où la vie est absente, absorbée par les codes
Autant de chaines aux pieds, ma raison s'érode
Fatiguée de lutter pour éviter le gel

L'égo prédomine caché sous la raison
Pour tous ces gens, humains hélas robotisés
Niant leur sentiments, règles pour les briser
Faux semblants, comédie humaine sans passion

Alors je me masque, je suis pure logique
Ne comprenant rien à leurs fiers sous-entendus
La seule vérité, les équations ardues
Mais mon cœur reste ouvert, mon âme est sans oblique

Le respect de l'autre, libre arbitre inviolable
Profond empathique, je veux aider partout
Pour tous mais incompris, on me qualifie fou
Anormal, associable alors qu'eux sont de sable

La marée les emporte alors que je demeure
Leurs mots sans sens aux vents s'éparpillent perdus
Les miens s'agrègent et forment une œuvre nue
D'eux, il ne reste rien. Plus je vis, plus je meurs

Plus je meurs, plus je vis, mon égo rassuré
Enfin unifié, je souris à ma vie
Le temps présent n'est qu'un instant d'une bougie
Dans le vent, même éteinte, elle demeure sacrée

Elle conserve sa capacité : briller !
La nuit s'illumine dans mes lignes croisées
Imparfaites, grises, ma forêt déboisée
Mais exister, vivre ! Les douleurs oubliées...


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