samedi 2 septembre 2017

Les cinq sens de l'amour

Une robe d'été virevolte en mon rêve
Elle ondule avec charme et douceur si lascive
Pudique, naturelle, elle tourne si vive
Un tableau de Van Gogh dont la danse est sans trêve

Le parfum mélangé au musc et sa sueur
Réveille souvenirs d'autres temps effacés
La prairie et ses fleurs inondent mes pensées
L'odeur d'une chevelure, d'un cou m'effleure

Les mouvements de cette Ondine rafraichissent
Les pores de ma peau par le vent provoqué
Mon épiderme frôle avec peur le sacré
Œuvre de Camille Claudel tel un derviche

La poussière et l'herbe s'envolent tout autour
Jusqu'à mes lèvres entrouvertes en extase
Mélange de sucré salé, ma vie en phase
Goût d'un tendre baiser sans futur d'un amour

Et son champ se mêle aux frottements de son corps
Sur l'étoffe qui la recouvre, bruissements
Mon cœur à l'unisson de tous ces mouvements
Les quatre saisons de Vivaldi en accord


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