mardi 10 octobre 2017

Un dernier visage sur nos rêves

Les larmes éclosent comme des roses pâles
Portées sur le torse, dans un silence immense
Lente séparation, comme Sardanapale
Préférant tout quitter que demander clémence

Le drapé entoure le buste là figé
Mais les pensées s'en vont, volant au vent d'automne
La tête en retenue, offrant son cœur érigé
Tel un oriflamme où les prières chantonnent

Son âme s'élevant, le temps n'est plus souffrance
De sa petite voix, l'ange nous embrassant
Par ses douces ailes, chuchote, fulgurance
Cajolant notre égo, nos sombres peurs chassant

Un dernier visage se penchant sur nos rêves
Le feu de notre vie pouvant ressusciter
S'élèvera sous la Lune, telle la sève
Quittant pour cet espoir la longue obscurité


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